Jouer au banquier

Pour gérer ses économies

Part 5 : La Caisse d’épargne et la tirelire

Vignette de la chocolaterie Aiguebelle, thème de la poste 1905.

La création des Caisses d’épargne avait pour ambition d’aider une clientèle modeste faite de cultivateurs, d’ouvriers, d’artisans, de domestiques, à réunir progressivement grâce à de modestes dépôts successifs, la somme nécessaire à la constitution d’une rente. En France, on décida en 1881 de créer une Caisse d’épargne d’État gérée sur le modèle de la Post Office Saving Bank fondée par les Anglais en 1861.

Devenir vertueux en économisant

Économiser devint un modèle à transmettre aux enfants. On créa donc des tirelires que la tradition range parmi les jouets. Naturellement celles-ci ne généraient pas d’intérêts, mais y mettre une petite pièce permettait, par un système distributeur automatique, de gagner une friandise. Plusieurs firmes de chocolats créèrent de telles tirelires qui servaient aussi de publicité.

Tirelires Menier de 1895 (à gauche) H. 24 cm et des années 30, H. 26 cm.

La tirelire-kiosque “Chocolat Menier”, en tôle lithographiée, date de 1895. Elle est illustrée dun dessin de Firmin Bouisset. La forme du kiosque est inspirée des célèbres colonnes Morris parisiennes qui servaient à l’époque pour l’affichage publique. Cet exemplaire (à gauche) a toujours son cadenas mais il manque l’épi de faîtage. La tirelire-kiosque “Chocolat Menier-Rialta”, en tôle lithographiée des années 30 est illustrée dans le style Art déco par Édia. De couleur argentée, elle existait aussi en rouge.

Tirelire-distributeur pour les gourmands

Une tirelire-distributeur de friandises en tôle lithographies de fabrication allemande par Stollwerk au début du 20e siècle qui encourage les économies tout en vantant les vertus du chocolat. Les illustrations représentent des enfants en habits folkloriques de différents pays européens et des fac-similés de timbres postes. En échange d’une pièce de monnaie glissée dans cheminée, les jeunes gourmands recevaient une petite tablette marquée Félix Potin. L’argent pouvait être récupéré après ouverture de la tirelire par une petite clé située sur l’un des côté.

Largeur 5 cm.
H. 16 cm

Estimation : Les tirelires Chocolat Menier sont évaluées entre 800 et 1000 € pour les plus anciennes ; 500 à 800 € pour celles datant des années 30.

Claude Lamboley

Collectionneur de jouets anciens

Biblio
“Les jouets de la Poste”, par Hervé Coulaud et Sophie Nagiscarde, Editions Maeght, 1991.