Le Miam à Sète

20 ans d’arts modestes, d’humour et de souvenirs

De la rencontre de deux collectionneurs, Bernard Belluc et Hervé Di Rosa, ont émergé des idées détonantes, insolites et même complètement farfelues. Chineurs assidus à la fibre artistique développée, ils ont maturé le projet d’un musée pendant une dizaine d’années avant d’ouvrir enfin leurs collections au public en juin 2000 et partager leurs découvertes. Soit un trésor constitué d’une multitude d’objets évocateurs de la vie quotidienne des années 60 à 80 “emblématiques de l’art modeste”, comme eux-mêmes les définissent.

“Il n’y a pas d’artistes de l’art modeste, il n’y a que des collectionneurs” (Hervé Di Rosa).

“Intime mémoire collective”

Mythique Coco Boer.

Bernard Belluc, né en 1949, a quadrillé les marchés aux Puces et les décharges pour récupérer et conserver les papiers cadeaux et les sachets de bonbecs, les images et les réclames, les porte-clés, les scoubidous, les petits soldats et les cyclistes, les poupées et les dînettes…, produits d’une époque de profusion et de plastique. Toutes ces babioles, jouets de bazar et de quatre sous qui ont coloré l’enfance des baby-boomers et qui fonctionnent aujourd’hui à la manière du “Je me souviens” de Georges Perec. L’imaginaire de l’artiste plasticien Hervé Di Rosa, né en 1959, s’est nourri des figurines en plastique des années 70 et 80, personnages de dessins animés, de BD, de Goldorak et de Star Wars.

Vitrine des jeux du code de la route.

“Archéologie de l’enfance”

Au total, des dizaines de milliers d’objets hétéroclites, principalement des jouets, qui ont fini par trouver leur place dans les vitrines ludiques, foutraques, poétiques et touchantes du Miam au cœur de la ville de Sète, en bordure du Canal royal, dans un ancien chai transformé en musée. Une escale estivale réjouissante !

Musée international des arts modestes, 23 quai Maréchal de Lattre de Tassigny 34200 Sète. Ouvert tous les jours de 9 h 30 à 19 h.

Biblio

“Tout est d’époque. Les vitrines de Bernard Belluc”, par Hervé Di Rosa, Éditions du Miam 2021.

Martine Hermann