Les avions Joustra

Maîtres du ciel

Avion trimoteur bicolore (réf. 517), mécanisme à ressort, L. 30 cm, et 33 cm d’envergure, de 1949.

Si les premiers jouets volants volaient bien, force est de constater que les beaux modèles d’avions en tôle qui suivirent ne décollaient pas du sol. Pour les jeunes garçons l’optique du jeu changeait. Et, à moins de les propulser à bout de bras dans les airs tout en donnant de la voix pour imiter les vrombissements, il ne restait que la clé du remontoir ou la pile électrique pour les animer. On ne voyait plus son jouet voler au grand air, on l’imaginait volant depuis sa chambre.

L’hélice centrale du petit trimoteur, entraînée par le ressort, est fonctionnelle.

Joustra roi de l’aéronautique mécanique

Depuis sa fondation en 1934, la firme strasbourgeoise montra une prédilection pour l’aéronautique. Aux premiers jeux d’avions succédèrent tout une gamme de modèles, reproductions fidèles des appareils produits par les grands constructeurs français de l’époque, tels Dewoitine, Wibault, Latécoëre. En 1958, le propulseur à hélices Constellation Lookeed Air France connut un immense succès qui ouvrait la voie aux grands turbo-réacteurs transcontinentaux des années 1960.

Grand quadrimoteur électrique (réf. 532L), quatre hélices et phare avant fonctionnels, de 1950.

Une fabrication soignée

Joustra employait la feuille de tôle découpée, pliée, emboutie pour la fabrication des avions. Après 1950, certaines pièces rapportées comme les hélices étaient en plastique. Toutefois, l’empennage et la dérive étaient les deux points faibles des grands avions Joustra. Ceci explique qu’aujourd’hui on les trouve souvent incomplets.

Jolies décorations pour cet avion d’Air France, L. 51 cm et 61 cm d’envergure.
L’Avion 534 à 4 hélices de 1952 (61 cm d’envergure) et le Croix du Sud (réf. 537) à 6 hélices de 1953 (60 cm d’envergure) complètent la flotte.

Estimation : Selon l’état, compter entre 80 et 150 € et 300 € pour le Croix du Sud en bon état.

Biblio

“Joustra”, par Dominique Hébert, Éditions du Sapin, 1990.

“Joustra”, par Nicolas Léonard, Éditions Du May, 2003.

“Tout Joustra”, par Lionel de Pommery, Terre Éditions.

Martine Hermann et Aimé Reynouard